Inquiétant ?!
STMicroelectronics : démission de l'un des principaux dirigeants :
L'un des principaux dirigeants du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics (STM), Philippe Geyres, a annoncé, mardi 12 décembre, sa démission. Dans un message diffusé en interne, il a indiqué qu'"après vingt-trois ans chez ST", il avait démissionné "pour endosser un nouveau challenge dans l'industrie électronique".
Vice-président du groupe, M. Geyres, 54 ans, dirigeait l'activité composants spécifiques pour les marchés des télécommunications et de l'électronique grand public, soit 35 % à 40 % des ventes. Il siégeait au comité exécutif qui, outre le PDG Carlo Bozotti, et le directeur général Alain Dutheil, comprend cinq managers. Interrogée, la direction de STM n'a fait aucun commentaire, mardi soir. Sollicité, M. Geyres n'a pas répondu.
Ce départ a fait l'effet d'une surprise à Grenoble où l'activité que chapeaute M. Geyres se situe pour une part. "Un message, il y trois jours, avait indiqué qu'il devait inaugurer un bâtiment vendredi 15 décembre", relève un salarié.
Cette démission n'est pas jugée anodine. "Il était l'équivalent d'un numéro trois", explique un syndicaliste, qui rappelle que M. Geyres "avait été en concurrence avec M. Bozotti" pour succéder à Pasquale Pistorio à la tête de STM, début 2005. En interne, on s'interroge sur d'éventuelles divergences, alors que "plusieurs sujets de fond ont récemment fait débat".
Un rapprochement avec l'américain Freescale ou le néerlandais NXP a été regardé. STM a aussi annoncé une réduction des investissements, un recours accru à la sous-traitance en Asie pour la production, et la recherche d'un partenaire pour l'activité mémoires.
Le groupe cherche aussi à anticiper la prise de distance de NXP par rapport à l'"Alliance Crolles 2" : NXP doit annoncer, jeudi 14 décembre, s'il se retire totalement ou partiellement de ce programme de recherche-développement. L'hypothèse d'une montée en puissance du taïwanais TSMC suscite des débats.