CE Extra du 05 Janvier 2009 : Position CFTC
Nous comprenons parfaitement l’impact que pourrait avoir la crise mondiale sur les résultats de notre société ST. Néanmoins, nous constatons que la direction n’a pas su expliquer clairement la situation financière et explorer les réponses adéquates. Pour nous, toutes les solutions n’ont pas été envisagées avant la mise en place du chômage partiel.
C’est pourquoi nous avons fait les propositions suivantes :
1) La mise en place d’un plan de formation ,entre autre, TPM pour faire écouler les « surstocks » d’une part et avoir des personnels formés donc plus productifs d’autre part. Cette mesure permet de mettre à profit la baisse de charge pour former nos collègues sans la pression de la production.
2) Si, pour une raison ou une autre (inconnue pour nous à ce jour), ST tient à maintenir le plan de chômage partiel, alors nous proposons que ST complète le différentiel de perte de salaire pour les salaries concernés en complément des 60 % pris en charge par l’Etat.
3) Dans un élan de solidarité, ST peut et doit faire comprendre aux actionnaires de notre société qu’en cette période difficile sur le plan économique, les dividendes, eux aussi , doivent être revus à la baisse.
4) Les salariés de ST ne peuvent et ne doivent être, en aucun cas, l’ unique et seul recours pour pallier aux aléas consécutifs à la crise financière mondiale. Nous pensons qu’il existe d’autres solutions possibles en lieu et place des mesurettes comme le chômage partiel.
5) Dans cette période difficile, il serait bienvenu que nos dirigeants montrent l’exemple en terme de solidarité avec les salariés. Cette solidarité peut prendre plusieurs formes (par exemple,gel de l’augmentation des salaires à partir d’un certain Job Grade)
D’autres propositions consistent dans des actions auprès du pouvoir politique national ou régional :
A) Nous ne pouvons comprendre que l’Etat français injecte plus de 370 Milliards d’euros (avec l’argent des contribuables que nous sommes) pour sauver les banques, responsables entre autre du désastre financier actuel et que l’Etat ne fasse rien pour aider notre société ainsi que ses salariés pour affronter les problèmes rencontrés.
B) L’Etat, étant l’un des actionnaires importants de notre société avec un pouvoir de blocage, ne peut faire comme si de rien n’était.
C) La direction de ST avec les organisations syndicales peuvent et doivent interpeller ensemble l’Etat pour solliciter, au plus vite, les aides financières nécessaires pour faire face aux aléas du marché et cette crise mondiale..
D) Nous pouvons et devons aussi solliciter les aides financières de la Région pour relancer et renforcer la Recherche et le Développement dans notre société car l’investissement d’aujourd’hui sera l’emploi de demain.